Foire aux questions
Cliquer sur une question ci-dessous pour visionner la réponse. Les hyperliens donnés dans les réponses vous orienteront vers de plus amples renseignements sur le site Web ou dans d’autres sources. Si vous avez d’autres questions, visitez notre page Communiquez avec nous.
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En avant
- Qu’est-ce qu’un scénario de changements climatiques?
- Qu’est-ce qu’un climat de référence?
- Où puis-je me procurer des données?
- Comment puis-je visualiser les données d’un MCG?
- Qu’est-ce qu’une carte des scénarios?
- Qu’est-ce qu’un profil bioclimatique?
- Qu’est-ce qu’un diagramme de dispersion?
- Qu’est-ce qu’une recherche spatiale avancée?
- Qu’est-ce que la réduction d’échelle?
- Comment avoir accès aux outils de réduction d’échelle (ASD, MRES et LARS-WG)?
- Qu’est-ce qu’une variable prédicteurs de réduction d’échelle?
- Où puis-je me procurer des variables prédicteurs de réduction d’échelle statistique?
Réduction d’échelle
- Au cours du processus de régression, SDSM fait-il la régression avec des valeurs quotidiennes ou mensuelles?
- Lorsque j’utilise SDSM, comment puis-je savoir quelles variables dépendent des variables ;prédicteurss à l’échelle régionale?
- Y a-t-il une méthode au sein de SDSM qui permet de fusionner ou de moyenner les variables ;prédicteurss au sujet des mailles attenantes multiples?
- Après avoir étalonné SDSM, comment faire concorder les données de la période de référence du MCG avec les données locales observées selon la date, étant donné que le modèle MCCG1 repose sur une année de 365 jours alors que le modèle de Hadley repose sur une année de 360 jours?
- Je ne sais pas au juste quand modifier les réglages évolués de SDSM. Par exemple, comment décide-t-on du facteur d’extrapolation ou de la correction de justesse?
- Il semble que la transformation de la racine quatrième soit la méthode par défaut de réduction d’échelle des précipitations dans SDSM. De quoi s’agit-il?
- Lorsque j’utilise la racine quatrième ou d’autres types de transformations pour les précipitations, le résultat manque totalement de réalisme. Pourriez-vous m’orienter vers des documents sur la théorie de base, notamment sur les mathématiques qui se cachent derrière SDSM?
- J’ai constaté que les données prévues que j’utilise « sont pour une journée qui débute à 0600 temps moyen de Greenwich (ou universel), ce qui est à quelques heures de minuit, heure locale au Canada. Cela veut-il dire que je dois décaler toutes mes valeurs NCEP d’un certain montant? Dans ce cas, comment dois-je décider des variables et de quel montant dois-je les décaler?
- Existe-t-il des documents qui expliquent la technique d’interpolation spatiale suivante : « Une technique populaire d’interpolation sur une grille consiste à calculer la moyenne pondérée des points de maille voisins, là où la pondération diminue parallèlement à la distance de séparation suivant une courbe gaussienne jusqu’à une séparation maximum spécifique? »
- Faut-il que mes données prévues soient tout simplement réparties et normalisées lorsque je les utilise dans SDSM?
- Lorsque j’exécute SDSM, quel est le meilleur moyen de choisir les paramètres prévus?
- On m’a demandé de réduire l’échelle de l’humidité relative en utilisant ces programmes. J’ai de la difficulté à trouver de la documentation qui traite de la réduction d’échelle de l’humidité relative et je n’ai pas encore trouvé d’étude où SDSM ou le LARS-WG exécute cette tâche.
Qu’est-ce qu’un scénario de changements climatiques?
Un scénario de changements climatiques peut se définir en ces termes :
- - description cohérente, consistante et plausible d’un état futur possible du monde (Parry, 2002), et
- - un climat futur plausible développé pour son application explicite dans l’étude des conséquences potentiels des changements climatiques d’origine anthropique (GIEC, TAR, 2001).
Les
scénarios de changements climatiques constituent la première
étape dans la création de représentations plausibles du climat
futur reposant sur des hypothèses relatives à la composition future de
l’atmosphère et sur la compréhension que nous avons des effets
de l’augmentation des concentrations dans l’atmosphère de gaz
à effet de serre, de particules et d’autres polluants sur le climat
planétaire. Il existe un certain nombre de méthodes différentes
pour élaborer des scénarios de changements climatiques, notamment les
techniques qui utilisent des scénarios arbitraires, analogues et des
modèles climatiques globaux (MCG). Chaque méthode présente ses
avantages et ses inconvénients. Les scénarios de changements
climatiques issus des MCG sont de loin le type de scénario le plus courant,
étant donné qu’ils sont conformes à la plupart des
critères proposés par le Groupe d’action sur les données
et les scénarios d’appui aux études d’impact climatique
(TGICA) du Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), organe
international d’experts créé pour assurer
l’uniformité des recherches sur les incidences de
l’évolution du climat et les stratégies d’adaptation.
Pour d’autres précisions, voir Scénarios :
Introduction et
Élaboration de scénarios.
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Qu’est-ce qu’un climat de référence?
Pour être utile, l'évaluation des répercussions des
changements climatiques doit comporter un examen approfondi de la
réponse et des effets aux conditions climatiques actuelles ou
récentes, en plus de sa réponse aux différents
climats futurs. La caractérisation du climat d'aujourd'hui ou de
référence revêt donc tout autant d'importance que la
caractérisation des scénarios de changements climatiques.
Les données climatiques de référence sont
importantes pour :
- caractériser les conditions qui prévalent en vertu desquelles une unité d'exposition particulière fonctionne et auxquelles elle doit s'adapter;
- décrire les conditions moyennes, la variabilité spatiale et temporelle et les événements extrêmes, dont certains peuvent avoir des répercussions profondes;
- étalonner et tester les modèles d'impacts dans la plage actuelle de variabilité;
- déterminer les tendances ou les cycles permanents possibles;
- préciser la situation de référence à laquelle il faudra comparer les changements futurs.
Le GIEC recommande d'adopter dans la mesure du possible la période
climatique de 30 ans la plus récente comme période
climatologique de référence pour évaluer les
répercussions et les stratégies d'adaptation. La
période normale 1961-1990 a été retenue comme
période de référence standard pour bon nombre de ces
études, car elle :
- est représentative du climat moyen actuel ou récent dans la région étudiée;
- est d'une durée suffisante pour englober un éventail de variations climatiques, dont un certain nombre d'anomalies météorologiques significatives;
- couvre une période au sujet de laquelle il existe un foisonnement de données sur toutes les grandes variables climatologiques, judicieusement réparties dans l'espace et rapidement et facilement utilisables;
- comporte des données d’assez bonne qualité pour évaluer les répercussions;
- est homogène ou facilement comparable aux climatologies de référence utilisées dans d'autres évaluations des impacts.
On reconnaît toutefois :
- que, dans certains cas, il existe de meilleures données provenant d'une période antérieure (comme 1951-1980 ou même 1931-1960);
- dans certaines régions, mais pas dans toutes, les périodes plus récentes affichent peut-être déjà une forte tendance au réchauffement qui peut avoir un rapport avec les gaz à effet de serre;
- une période de 30 ans peut ne pas suffire à refléter la variabilité climatique naturelle sur une échelle de plusieurs décennies, ce qui peut être important lorsqu'on étudie les impacts à long terme.
Pour
d’autres précisions, voir Données climatiques de
référence.
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Où puis-je me procurer les données?
La section du RCSCC intitulée Téléchargement des
données fournit toutes les données fondamentales
nécessaires à l’élaboration de
scénarios climatiques, aussi bien les modèles climatiques
(globaux ou régionaux) que les données utilisées
comme variables pour les outils de réduction
d’échelle statistique. La même section fournit
d’autres données utiles à la validation des
modèles climatiques ou à l’étalonnage des
outils de réduction d’échelle statistique, de
même que les produits de réanalyses et les observations. On
y trouve également d’autres types de données.
Cliquer sur un hyperlien pour vous rendre à la section
voulue :
- Modèles climatiques
- Produits de réanalyse (globaux et régionaux de NCEP)
- Réduction d’échelle statistique
- Observations
- Autres données
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Comment puis-je visualiser la sortie d’un MCG?
Le RCSCC propose quatre outils qui permettent de visualiser les données de MCG : des cartes, des profils bioclimatiques, des diagrammes de dispersion et la Recherche spatiale avancée. Pour plus de renseignements sur chacun de ces outils, rendez-vous à la page Visualisation.
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Qu’est-ce qu’une carte des scénarios?
La moyenne sur 20 ans, sur 30 ans ou la moyenne définie
par l’utilisateur (ou l’anomalie moyenne) de chaque variable
provenant de chaque scénario de MCG peut être
représentée pour une période allant de 1960 à
2100. Ces cartes fournissent une image visuelle des changements
climatiques qui se produiront en vertu d’un scénario
donné, par rapport à la période climatologique de
référence. L’image qui en résulte peut
être téléchargée sur votre ordinateur.
Pour d’autres renseignements, visiter la page Cartes des
scénarios - Aide
Aller à
Cartes des scénarios
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Qu’est-ce qu’un profil bioclimatique?
Le climat et sa variabilité sont des éléments
névralgiques qui permettent de comprendre les notions de
développement durable et de maintien de la biodiversité. On
a établi des profils bioclimatiques pour enrichir les
connaissances des utilisateurs sur le climat et faciliter les
études pluridisciplinaires des régimes climatiques
passés et futurs.
Pour d’autres renseignements, voir
Profils bioclimatiques -
Aide.
Aller à Profils bioclimatiques
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Qu’est-ce qu’un diagramme de dispersion?
Avant d'entreprendre une évaluation des incidences, il est
important de choisir le scénario climatique qu'on entend utiliser
dès le début du processus. Le diagramme de dispersion sert
avant tout à sélectionner les scénarios utiles.
Plusieurs paramètres présentent de l'intérêt,
notamment les types d'avenirs socioéconomiques tels que
représentés par les divers scénarios IS92A et les
quatre grands scénarios du SRES, ainsi que l'existence de
variables particulières, la validité et la
représentativité du modèle, parmi d'autres. Les
diagrammes de dispersion de divers scénarios aideront à
déterminer la fourchette des valeurs qui sont prévues.
À l’aide du diagramme de dispersion, deux variables peuvent
être représentées l'une par rapport à l'autre
aux différents endroits du pays pour une période choisie et
extraites de chaque scénario sur le site Web. Par exemple, si les
précipitations et les températures sont
représentées les unes par rapport aux autres pour les
années 2020s, il est alors très facile de déterminer
les scénarios qui sont à la fois plus chauds et plus
humides et plus chauds et plus secs pour la région. Il est
également possible de représenter la trajectoire d'une
seule variable depuis la période de référence
jusqu'à la période 2080s, en déterminant des
scénarios qui peuvent diverger des caractéristiques
typiques durant le siècle.
Pour d’autres renseignements, rendez-vous à la page
Diagrammes de dispersion - Aide.
Aller à Diagrammes de dispersion
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Qu’est-ce que la réduction d’échelle?
Dans de nombreuses études sur les changements climatiques, les
scénarios issus directement de modèles climatiques globaux
(MCG) n’ont sans doute pas une résolution spatiale ou
temporelle suffisante pour représenter les variations au sein
d’une région, à un endroit particulier, ou les
données climatiques qui permettent de modéliser un
processus spécifique. La résolution spatiale des MCG en
particulier signifie que la représentation des
caractéristiques de l’orographie et des conditions de
surface est exagérément simplifiée par rapport
à la réalité, ce qui entraîne la perte de
certaines des caractéristiques qui peuvent exercer une influence
profonde sur le climat régional (par exemple le système des
Grands Lacs et la baie d’Hudson en Amérique du Nord). Cela
fait un certain nombre d’années que l’on est conscient
du besoin de scénarios locaux ou régionaux
détaillés des changements climatiques pour les
études sur les répercussions, ce qui a pour résultat
de favoriser le développement d’un certain nombre de
méthodes pour dériver ce type d’information, en
général à partir des MCG, en dépit de leurs
lacunes à des résolutions plus précises. Ces
méthodes constituent le meilleur moyen de déterminer les
scénarios structurés du climat futur. Elles sont
appelées les méthodes de réduction
d’échelle. Les techniques de réduction
d’échelle sont généralement subdivisées
en catégories spatiale et temporelle.
Pour plus de renseignements, voir la page Réduction
d’échelle - Aide.
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Comment puis-je avoir accès aux outils de réduction d’échelle (ASD, SDSM et LARS-WG)?
Le RCSCC propose trois outils de réduction d’échelle : ASD, SDSM et LARS-WG. Pour avoir accès à ces outils et apprendre à les utiliser, se rendre sur la page ASD, SDSM ou LARS-WG.
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Qu’est-ce qu’une variable prédicteurs de réduction d’échelle?
Pour réduire l’échelle spatiale, il est
nécessaire de recourir à des variables
prédicteurs quotidiennes. Les variables
prédicteurs (par exemple température moyenne
à 2 m, pression au niveau moyen de la mer, hauteur
géopotentielle à 500 hPa, etc.) fournissent des
données quotidiennes sur l’état général
de l’atmosphère, alors que le paramètre prévu
décrit les conditions à l’échelle locale (par
exemple la température ou les précipitations
observées à une station).
Les variables «prédicteurs générales
observées ont été calculées
d’après l’ensemble de données de
réanalyse du NCEP (à utiliser durant la calibration et la
validation du modèle de réduction d’échelle),
alors que les données de MCG pour les périodes de
référence et de scénarios climatiques sont issues
des expériences de MCG (actuellement MCCG1, MCCG2 et HadCM3). Pour
d’autres précisions sur les variables
prédicteurs, voir la page Rapports et publications
et Note sur les variables prédicteurs.
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Où puis-je obtenir des variables «prédicteurs» de réduction d’échelle statistique?
Les variables «prédicteurs» du MCCG1, MCCG2 et HadCM3 peuvent être téléchargées sur le site Réduction d’échelle statistique.
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Au cours du processus de régression, SDSM fait-il la régression des valeurs quotidiennes ou mensuelles?
Pour produire des valeurs simulées quotidiennes (y), la régression se fait avec les paramètres prévus quotidiens (occurrence et quantité des précipitations indépendamment, c.-à-d. processus conditionnel et processus inconditionnel pour la température) et les variables prédicteurs quotidiennes (x1, x2 et x3), tandis que les paramétrages du modèle (ou les coefficients de régression a, b, c) sont calculés pour chaque mois. On utilise la même série de variables prédicteurs sur l’ensemble de l’année, mais le coefficient de régression est calculé à propos de chaque mois, c’est-à-dire que la pondération de chaque variable prédicteurs dans la régression peut varier d’un mois à l’autre. Un terme correctif est également compris dans l’équation (c.-à-d. une correction de biais ou un facteur d’inflation).
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Quand j’utilise SDSM, comment puis-je savoir quelles variables dépendent des variables prédicteurs à l’échelle régionale?
L’élément clé est de savoir si, dans le processus de corrélation, le paramètre prévu a un rapport direct avec la variable prédicteurs ou s’il y a une valeur ou un paramètre intermédiaire qui entre en jeu lors de l’établissement de cette corrélation. Le modèle SDSM est réglé de manière à traiter la température et les précipitations et il a été conçu pour traiter des modèles conditionnels comme les précipitations en ce qui a trait à des variables prédicteurs comme l’écoulement à moyennes altitudes.
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Existe-t-il une méthode dans SDSM qui permette de fusionner ou de moyenner les variables prédicteurs pour des points de grille adjacents multiples?
Il n’y a pas de méthode dans SDSM qui permette de moyenner ou de regrouper les variables prédicteurs provenant de mailles attenantes multiples. Il faut procéder à l’extérieur.
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Après la calibration de SDSM, comment dois-je m’y prendre pour faire concorder les données de la période de référence du MCG avec les données locales observées par date, étant donné que le modèle MCCG1 repose sur une année de 365 jours et que le modèle de Hadley repose sur une année de 360 jours?
Après avoir calibré le modèle avec les variables prédicteurs de NCEP, qui contient l’année civile juste (qui correspond à 365 ou 366 jours, c.-à-d. l’équivalent du calendrier vrai), il faut modifier certaines des options dans le menu des réglages avant de générer un scénario. Cliquer sur le bouton Réglages en haut de l’écran et cocher la case appropriée Longueur de l’année. Par ailleurs, modifier la date standard de début/fin pour qu’elle concorde avec les créneaux temporels des données de MCG. Par exemple, les modèles HadCM3 et MCCG1 ont une année qui dure 360/365 jours, et la période 1961-1990 est généralement utilisée pour représenter le forçage climatique actuel. Une fois les modifications nécessaires apportées aux réglages, cliquer sur Retour à l’écran d’élaboration des scénarios. Cela génère automatiquement les conditions des ensembles de données prévues pour qu’elles soient compatibles avec les 360/365 jours du modèle MCG (c.-à-d. pour qu’elles correspondent à la durée de l’année correspondante du MCG et aux données prévues observées).
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Je ne sais pas au juste quand apporter des changements aux réglages avancés du MRES. Par exemple, comment décide-t-on du coefficient d’interpolation ou de la correction de justesse?
Lorsque le modèle est calibré pour la première fois, le facteur d’interpolation et la correction de justesse sont réglés sur les valeurs recommandées. Une fois que la validation a eu lieu, l’utilisateur peut constater dans quelle mesure le modèle correspond aux données réelles. À ce stade, le réglage de ces deux valeurs peut être effectué pour maximiser la validation.
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Il semble que la transformation de la racine quatrième soit la transformation par défaut de la réduction d’échelle des précipitations dans SDSM. De quoi s’agit-il?
La transformation de la racine quatrième est effectivement la transformation par défaut des précipitations, car cette variable n’a pas une distribution normale. On a testé d’autres méthodes de transformation sans ajouter la moindre valeur aux résultats de la réduction d’échelle.
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Lorsque j’utilise soit la racine quatrième soit d’autres types de transformations pour les précipitations, le résultat (après plusieurs étapes de réduction d’échelle et de prévision des scénarios de changements climatiques) manque totalement de réalisme. Pourriez-vous m’indiquer des documents sur la théorie fondamentale, notamment sur les mathématiques de SDSM?
En premier lieu, la qualité et la procédure de
transformation des données dans SDSM permettent de transformer le
paramètre prévu (c.-à-d. la température
locale ou les précipitations observées à la station)
avant la calibration du modèle à l’aide du
logarithme, de la puissance, de la racine quatrième, etc. Le choix
des précipitations par défaut est la racine
quatrième.
Durant la calibration du modèle (cette opération
nécessite un prédictand spécifié par
l’usager de même qu’un ensemble de variables
prédicteurs, par exemple celles de NCEP, et calcule
les paramètres des équations de régression
linéaire multiple), on peut opter pour le processus inconditionnel
(c.-à-d. pour la température) ou conditionnel (pour les
précipitations). Dans le processus conditionnel, il y a un
processus intermédiaire entre les forçages régionaux
et les conditions météorologiques locales (par exemple les
quantités des précipitations locales dépendent des
journées humides, qui à leur tour dépendent des
variables prédicteurs régionales comme
l’humidité ou la pression atmosphérique).
Nous utilisons généralement la transformation de la racine
quatrième et sélectionnons le processus inconditionnel pour
les précipitations, et les résultats semblent
réalistes selon le choix judicieux des variables
atmosphériques prédicteurs responsables de
l’occurrence des précipitations.
Il se peut que votre choix de variables «prédicteurs» ne soit pas
correct ou que vous n’ayez pas sélectionné le processus
inconditionnel, mais le problème n’a vraisemblablement aucun rapport
avec la transformation de la racine quatrième. Si vous avez des questions plus
précises sur les mathématiques ou la théorie de base de SDSM,
vous pouvez les adresser à Rob
Wilby ou à Christian Dawson, ces deux
chercheurs étant ceux qui ont conçu ce logiciel et qui connaissent donc
bien la méthodologie derrière SDSM.
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Au sujet du décalage des données du NCEP, j’ai lu ce qui suit sur le site Web du RCSCC :
Les valeurs quotidiennes de NCEP représentent la moyenne des quatre valeurs relevées à 0Z, 6Z, 12Z et 18Z (temps universel/temps moyen de Greenwich). Vous devez vous assurer que l’heure d’observation des données prévues, que vous devez fournir vous-même, correspond à l’heure des valeurs quotidiennes de NCEP. Il peut être nécessaire de décaler (les options avancement et recul existent dans SDSM) les données prédicteurs de NCEP pour qu’elles correspondent de plus près à l’heure des données observées du prédictand.
J’ai constaté que les données de prédictand que j’utilise concernent une journée qui débute à 0600 temps moyen de Greenwich (ou temps universel), c’est-à-dire à quelques heures de minuit, heure locale au Canada. Cela veut-il dire que je devrais décaler toutes mes valeurs de NCEP d’un certaine valeur? Dans l’affirmative, comment dois-je décider quelles variables et de combien dois-je les décaler?
Le décalage le plus important dans votre cas serait de six heures.
Un décalage de six heures n’est pas suffisamment important
pour s’en préoccuper.
Nous avons des données décalées dans le cas
où nous voulons que les variables «prédicteurs»
simulent la persistance. Par exemple, la valeur de la température
maximale de la veille peut être une variable
«prédicteurs» valable de la température
maximale du lendemain. Lorsque j’ai essayé cela dans un cas
bien précis, je n’ai constaté aucune
différence significative dans la variance expliqué via le
décalage des données. Mais cela peut donner des
résultats dans certains cas.
Une autre méthode que nous avons essayée a consisté
à choisir des variables «prédicteurs» en amont
du secteur d’intérêt. Dans ce cas, il faut qu’il
y ait un lien météorologique (physique) entre le
« prédicteur » en amont et le
« prédictand » dans la région
d’intérêt. Un exemple est la circulation
atmosphérique à moyenne altitude (vent) et
l’occurrence des précipitations. Dans un cas unique, nous
avons choisi des variables «prédicteurs» pour un
« prédictand » de pollution, en partant du
principe que la majeure partie de la pollution est le résultat
d’un transport à grande distance.
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Existe-t-il des documents qui expliquent la technique de remaillage suivante :
Une technique populaire de remaillage consiste à calculer la moyenne pondérée des points de maille avoisinants, là où la pondération diminue avec la distance de séparation suivant une courbe gaussienne jusqu’à une séparation maximale spécifique.
L’ouvrage suivant analyse les techniques d’interpolation et
de remaillage :
Wilby, R.L. and T.M. Wigley (1997): « Downscaling general circulation model output: a review of methods and limitations ». Progress in Physical Geography 21: 530-548.
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Faut-il que mes données de prédictand soient normalement distribuées et standardisées lorsque je les utilise dans SDSM?
Oui, les données sur les précipitations doivent être transformées à l’aide des techniques qu’offre SDSM. La transformation de la racine quatrième a été utilisée pour les données sur les précipitations dans le Canada atlantique.
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Lorsqu’on exécute SDSM, quelle est la meilleure façon de choisir les variables prédicteurs»s?
Comme le suggèrent diverses études, le choix des variables
«prédicteurs» est l’une des étapes les
plus cruciales dans le développement de la procédure de
réduction d’échelle statistique. La variable
prédicteurs idéale doit être fortement
corrélée à la variable cible (c.-à-d. la
variable prédictand), physiquement
raisonnable et plausible, bien représentée dans les MCG des
simulations contrôles et capturer la variabilité
multiannuelle. En d’autres termes, les variables
prédicteurs pertinentes pour les
prédictands locaux doivent être
suffisamment bien reproduites par le modèle climatique pilote, aux
échelles temporelles et spatiales nécessaires à
conditionner la réponse de la mise à
l’échelle. Il est nécessaire de connaître au
préalable les limites des modèles climatiques lors de la
sélection des variables prédicteurs potentielles, afin de prévenir l’introduction de biais dans
le processus de réduction d’échelle. D’autres
travaux complémentaires doivent être réalisés
pour évaluer systématiquement la précision
d’autres variables prédicteurs de MCG, mais
ces travaux prennent du temps car la taille et le positionnement des
variables prédicteurs varient à
l’échelle saisonnière et spatiale.
On trouve quantité de conseils sur le choix des variables
prédicteurs dans le manuel de SDSM. Voici une
façon de procéder.
Choisir toutes les variables prédicteurs et tester
la variance expliquée sur des groupes de six à huit
variables à la fois. Parmi ces groupes, il y a en
général une ou deux variables
prédicteurs qui affichent la variance
expliquée la plus élevée et ce sont elles
qu’il faut sélectionner, en établissant une liste de
six ou huit variables prédicteurs au total. Vous
devez ensuite établir leur niveau de corrélation les unes
avec les autres (les techniques sont expliquées dans SDSM). Il se
peut qu’il y ait un prédicteur
avec de fortes variances expliquées (disons supérieur
à 80 %), mais elle peut être très fortement
corrélée avec une autre variable. Cela signifie que vous ne
pouvez pas savoir si cette variable ajoutera des informations au
processus et vous devrez donc l’éliminer de la liste.
Certains ont proposé de ne pas viser plus de six variables
prédicteurs, étant donné
qu’au-delà de ce nombre, les variables
supplémentaires n’ajoutent rien au processus de
modélisation de manière significative (ce qui a
été vérifié dans plusieurs cas).
Parmi les variances expliquées que vous devez escompter à
partir des variables prédicteurs's, il y a :
pour la température entre 60 % et 85 % et pour les
précipitations entre 10 % et 15 % (et dans certains cas
inférieures à 10 %). Ne vous laissez pas
décourager par les faibles variances expliquées pour les
précipitations. Cela est tout à fait caractéristique
des précipitations et c’est sans doute dû au fait que
nous devons transformer les données et la distribution
résultante, bien que normale, n’est pas aussi
statistiquement « élégante » que la
distribution des températures.
D’autres utilisateurs de SDSM ont essayé des techniques
statistiques pour les aider à choisir les variables
«prédicteurs» avec un degré de succès
variable. Certains militent en faveur de la démarche
présentée ci-dessus à cause de sa simplicité,
en particulier quiconque essaie SDSM pour la première fois.
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On m’a demandé de réduire l’échelle de l’humidité relative à l’aide de ces programmes. J’ai beaucoup de difficulté à trouver le moindre document qui traite de la réduction d’échelle de l’humidité relative et je n’ai pas encore trouvé d’étude où SDSM ou le LARS-WG performe dans cette tâche.
Dans nos analyses de réduction d’échelle et des
répercussions climatiques historiques, nous évitons
d’utiliser la notion d’humidité relative. Pour les
analyses historiques, nous préférons utiliser
l’humidité absolue (par exemple la température du
point de rosée ou l’humidité spécifique)
plutôt que l’humidité relative étant
donné que l’humidité relative est moins conservative
à l’échelle diurne et moins conservative entre divers
microenvironnements que la température du point de rosée.
Par exemple, peu importe la saison - été ou hiver - un
relevé de l’humidité relative tôt le matin
demeure une constante relativement élevée (la plupart des
jours avec un relevé de ~100 %). Toutefois, la
température du point de rosée tôt le matin entre
l’été et l’hiver est radicalement
différente. C’est la raison pour laquelle
l’utilisation de l’humidité spécifique pour
concevoir des fonctions de transfert de réduction
d’échelle devrait donner des modèles plus puissants
que l’utilisation de l’humidité relative.
Dans la réduction d’échelle statistique, il faut
vérifier la fiabilité des MCG pour décider des
variables qu’il y a lieu ou non d’utiliser dans
l’élaboration des fonctions de transfert de réduction
d’échelle. Nous avons décidé de ne pas
utiliser l’humidité spécifique ou la
température du point de rosée comme variable
prédicteurs dans l’élaboration des
fonctions de transfert de réduction d’échelle en
raison de la piètre qualité des données de
l’humidité spécifique modélisée par un
MCG. Entre 40 % et 60 % des températures moyennes
quotidiennes du point de rosée calculées directement
à partir des sorties du MCG de l’humidité
spécifique sont supérieures aux valeurs des
températures du MCG. Or nous savons que la température du
point de rosée doit être inférieure ou égale
à la température. De ce fait, nous avons utilisé
d’autres variables météorologiques pour
réduire l’échelle du point de rosée sans le
point de rosée proprement dit.
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